Ondes mutantes pour la rivière Saint-Maurice Sous ce soleil torride d'août, j'arpente les rives de la rivière Saint-Maurice. Je déambule plus précisément au parc La Gabelle, entre Shawinigan et Trois-Rivières. En deux ans à peine, le symposium Cime et Racines Art et Nature y ravive le souffle et la lignée des événements d'art / nature au Québec. Tout comme les comportements situations, la dualité Nature / Culture reste un paradigme indépassable dans l'aventure des humains. Elle sourd ici encore plus, sous cette formule jumelant contexte local et ouverture internationale. Or m'épongeant un instant, une question perle : de quelles mutations nous « informent ces formes sculpturales » in situ ?
Laissant s'emmêler « Les visions du monde » de pans de civilisations extirpées de l'Asie, de la Nouvelle-Zélande et d'ailleurs en Amérique du Nord pour aboutir en Mauricie, cette deuxième édition enrichit un corpus socio-artistique dans lequel se développent d'énigmatiques rapports avec le site, le bois/matériau et plus fondamentalement, la vaste dynamique du sacré et de l'écologie.
Ces pages retracent en écriture mon parcours parmi les six sculptures environnementales créées à l'été 2001. Le texte se risque à nouer cette proximité « insituable » des sculptures aux enjeux de l'écosystème, la Terre Mère. Le regard sociologique critique y argumente un prétexte ensemble, ces oeuvres opèrent un nécessaire glissement vers ce que j'appelle des « zones événementielles » pour ce siècle nouveau.
Détails : Symposium Cime et racines, Jean-Claude Rochefort, John K. Grande, Guy Sioui Durand, Éditions d'art Le Sabord, 2003. (p.38).