Symposium Cime et racines |
| Éditions d'art le sabord. 2002 (p.38) |
| Sculptures fluides |
Ondes mutantes pour la rivière Saint-Maurice Sous ce soleil torride d'août, j'arpente les rives de la rivière Saint-Maurice. Je déambule plus précisément au parc La Gabelle, entre Shawinigan et Trois-Rivières. En deux ans à peine, le symposium Cime et Racines Art et Nature y ravive le souffle et la lignée des événements d'art / nature au Québec. Tout comme les comportements situations, la dualité Nature / Culture reste un paradigme indépassable dans l'aventure des humains. Elle sourd ici encore plus, sous cette formule jumelant contexte local et ouverture internationale. Or m'épongeant un instant, une question perle : de quelles mutations nous « informent ces formes sculpturales » in situ ? |
Laissant s'emmêler « Les visions du monde » de pans de civilisations extirpées de l'Asie, de la Nouvelle-Zélande et d'ailleurs en Amérique du Nord pour aboutir en Mauricie, cette deuxième édition enrichit un corpus socio-artistique dans lequel se développent d'énigmatiques rapports avec le site, le bois/matériau et plus fondamentalement, la vaste dynamique du sacré et de l'écologie. |
Ces pages retracent en écriture mon parcours parmi les six sculptures environnementales créées à l'été 2001. Le texte se risque à nouer cette proximité « insituable » des sculptures aux enjeux de l'écosystème, la Terre Mère. Le regard sociologique critique y argumente un prétexte ensemble, ces oeuvres opèrent un nécessaire glissement vers ce que j'appelle des « zones événementielles » pour ce siècle nouveau. |
| (1) Serge Fisette, Symposiums de sculpture au Québec 1964-1997, Montréal, Le Centre de diffusion 3D. 1999. Aussi Guy Sioui Durand, - Les événements d'art ", chapitre 8 de L'art comme alternative. Réseaux et pratiques d'art parallèle au Québec 19761996, Québec. les Éditions Intervention, 1997. (2) Johanne Lamoureux, L'art insituable. De l'in situ et autres sites, Lieudit collection, Centre de diffusion 3 D, Montréal, 2001. |